En avant avec le sourire! 

                                                                                                               Colonel A.WEILLER

 

LE 129e DANS LA GRANDE GUERRE

 

Le régiment des Ratapoils

 

 

 

NOUS ETIONS DES HOMMES

HISTORIQUES

HISTORIQUE DE VERDUN

Témoignages de combattants

L’AFFAIRE DES MUNITERIES

D’UNE GUERRE A L’AUTRE OU L’HISTOIRE DU COMMANDANT CAMUS OUVRAGES SUR LE 129e

PHOTOS ET DOCUMENTS

ARTICLE DE LA REVUE « BATAILLE »

 

Marche

Des

RATAPOILS
du 129ème

 

« Dans nos grandes voies, il semblait que Le Havre s’était rassemblé comme pour une fête. Je dis bien « une fête ». On ne savait pas, en 1914, ce que pourrait être une grande guerre. Personne ne pensait y aller pour le plaisir, mais le seul fait de partir en képi et pantalon rouges (qui furent couverts de bleu peu après) prouvait qu’il n’y avait pas de crainte à avoir. « Cela durera un mois » disait-on sérieusement.

 

            On sentait que les gens, et surtout les femmes se trouvaient honorés de se promener avec un soldat qui allait partir. Et de ceux-ci il est vrai que le plus grand nombre étaient fiers, sans forfanterie, d’être désignés pour aller venger 1870. Je connais des hommes qui pleurèrent d’être contraints par la maladie de rester ici pendant que leur régiment, le 129e de ligne, prenait le train pour l’aventure, la terrible aventure de Chatelet-Charleroi et de Guise. Mais, à ce moment, on ne savait pas ce que pouvait être que de charger à la baïonnette, de 1.000 à 1.500 mètres, sur des mitrailleuses et dans un terrain coupé par des fils de fer barbelés. Les grands chefs en étaient restés aux combats de 1870. »

 

Julien Guillemard L’Esprit du Havre

 

"NOUS ETIONS DES HOMMES !"

 

Les vivants, les morts, les gradés, les non-gradés, les cités, les fusillés….

 

 

Quelques photos pour mettre un visage sur un nom….

 

 

caporal Jean François Marie Gicquello, classe 1916,  10ème Cie, combattant d’une grande bravoure disparu au combat le 23 août 1918 sur la rive droite de l'Aisne, à Vénizel.

Caporal Raymond Taconet mort à Roselies le 22 aout 1914

Fils de Maurice Taconet grand négociant du Havre et président de la chambre de commerce. Sur ce cliché, il pose peu avant la guerre sur l’estacade des régates de Saint-Adresse prés du havre immortalisée par Raoul Dufy.

 

Sous-lieutenant Jean Delahaye originaire de Saint-Mandé (Seine)

 

Un soldat inconnu prisonnier au camp de Giessen.

Retrouvez le aussi avec ses compagnons d’infortune

 dans la catégorie photos et documents.

Un grand merci merci à yann Le Floc'h

Louis Emile Léost

Sergent de la 8e cie mort le 15 mai 1918 des suite de ses blessures contractées en service commandé.

René Coty défenseur de Jules Durand et futur président de la république. Il fur sergent durant la Grande Guerre.

 

 

 

Eugène Farcy né en 1896 venant du 19e ri de Brest a été affecté au 129 régiment d'infanterie (6eme Cie, 2eme bataillon) du 5/12/1915 au 30/7/1918 date à laquelle il est évacué. Il faisait partie de la grande vague bretonne arrivée en 15/16 et qui fut laminé en autre par la tentative de reprise du fort de Douaumont le 22/23 mai 1916.

 

 

 

 

HistoriqueS

 

RESUME dE LA CAMPAGNE D'ALLEMAGNE

 

1914 :  

avancée vers Charleroi : Charleroi.

 

Bataille de la Marne : Courgivaux, Montmirail, Marchais.

 

 

1915 : 

offensive d'Artois : Neuville-Saint-Vaast (9 juin).

 

Bataille de Champagne : Bois de la Folie (25 septembre).

 

 

1916 :  

Bataille de Verdun

 

 

1918 :  

L'Aronde (9-12 juin)

 

Aisne : Soissons (28 août), Laffaux (5 septembre)

 

Le Matz

 

Obtient la Fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre le    8 juillet 1918

 

Historique complet numérisé

 

HISTORIQUE DU 129e RI A VERDUN EN 1916

 

5e D.I. ; 10e Brigade

 

4 avril Pendant la nuit, il monte en ligne sur les pentes du fort de Douaumont et du bois Morchée.

 

Dès l'aube et une bonne partie de la journée, il subit un terrible bombardement Allemand par obus de 150 et 210 sur tout son front.

Les hommes se terrent dans leur tranchée, attendant l'éclat d'obus qui les frappera. Un grand nombre sont commotionnés, ils sont sourds, hébétés, suffoqués. Leur visage et leurs mains ruissellent de sang qui coule par 1000 blessures (projection de terre, de pierre et de sable) qui se mêle à la poussière et forme des caillots affreux. Ils sont physiquement et moralement à bout de force.

 

Plus tard, dans un effort surhumain, ils parviennent à repousser à la grenade une attaque Allemande.

 

5 avril La nuit, les Allemands attaquent et prennent 150 m de la tranchée Morchée.

Quelques heures plus tard, 100 m de tranchée sont repris à la grenade.

6 avril De 7 h à 14 h, les hommes subissent un bombardement aussi violent que celui du 4 avril.

 

A 14 h 30, une nouvelle attaque est repoussée.

 

Le 3e bat. reçoit l'ordre de reprendre la tranchée Morchée et le boyau Vigoureux qu'il a devant lui et qui ont été perdus le 2 avril.

Il sera aidé pour cela par le 36e R.I.

 

La 9e et 10e comp. partent d'un seul élan à la contre-attaque et reprennent le terrain en totalité.

 

2 retours offensifs sont ensuite repoussés mais les pertes sont assez élevées.

 

7 avril 4 nouveaux assauts sont repoussés. Le 5e l'oblige à évacuer la tranchée Morchée.

Le bombardement Allemand reprend dans l'après-midi.

8 avril A 3 h, la 2e comp. du 3e bat. subit une attaque.

Un poste ainsi qu'une barricade sont perdus mais reconquis aussitôt par une contre-attaque à la baïonnette.

 

Au soir, aidé d'éléments du 36e R.I., il lance une attaque sur les tranchées Couderc et Morchée. Les hommes parviennent à enlever la 1ère ligne et à progresser dans la seconde.

 

9 avril Dans la matinée, la 11e comp. du 3e bat., aux ordres de l'adjudant Rithouey, attaque vigoureusement et avance de 150 m.

A sa droite, la 4e comp. progresse de 80 m.

 

Le soir, un nouvel assaut permet aux hommes de la 11e comp. un nouveau gain de 70 m.

 

10 avril A 14 h, au saillant de Douaumont, la 1ère comp. subit un bombardement par obus de très gros calibres.

A 15 h, une attaque All. lui fait perdre 40 m de terrain.

A 21 h 30, il contre-attaque reprend le terrain perdu.

11 avril La tranchée Morchée est de nouveau perdue.

12 avril Il reçoit des renforts du 5e R.I.

 

La lutte au sud de Douaumont a repris à 18 h.

A 22 h 30, une contre-attaque Fr. sur la tranchée Morchée échoue.

 

13 avril A 9 h 30 et à 16 h, 2 attaques All. sur la tranchée de Douaumont échouent.

14 avril Pendant la nuit, il est relevé par les 9e et 18e B.C.P. et les 120e, 147e et 328e R.I.

 

En 9 jours, la tranchée Morchée est passée 3 fois d'un camp à l'autre. Elle reste finalement aux mains de l'ennemi.

 

22 mai Une grande offensive est mise sur pied pour reprendre le fort de Douaumont. 2 bat. ont pour objectif l'enveloppe nord du fort.

 

A l'heure H, 2 bat. s'élancent au pas de charge sur la gauche. L'ennemi, en voyant les troupes Fr. approcher, se rendent sans aucune résistance.

En quelques minutes, l'objectif est donc atteint et même dépassé. L'angle nord du fort est occupé ainsi que la face nord-ouest jusqu'à l'angle nord, le boyau Fontaine est repris, ainsi que les tranchées qui défendent la face sud.

 

Vers 14 h 30 les 2 bat. reçoivent des renforts de la 8e comp. du 36e R.I. qui les rejoint sous un violent bombardement. Les hommes tentent alors désespérément de forcer l'entrée du fort à la grenade. L'entreprise s'avérant finalement impossible, tous les soldats encore valides se mettent à creuser une tranchée commençant en avant du saillant nord-est, longeant la paroi et s'arrêtant vers l'entrée du fort (soit 200 m).

 

Le reste de l'après midi, l'ennemi reste bien à l'abri dans le fort et son artillerie bombarde violemment. Nos éléments sont décimés dans les positions qu'ils viennent de conquérir.

 

Dans la soirée, plusieurs attaques All. sortant du fort sur cette nouvelle tranchée sont néanmoins repoussées.

 

A 23 h, il est rejoint par une section de la 5e comp. du 34e R.I.

 

Le bilan de la journée est triste, toute la partie est du fort a échappé aux Fr. Par ce côté, de nouveaux effectifs très importants et de nombreux autres qui avaient quitté le fort pour ne pas être faits prisonniers regagnent la forteresse. D'importants ravitaillements en matériel sont également acheminés.

Partout, les hommes qui ont attaqué aujourd'hui luttent désespérément et de façon précaire pour conserver les maigres positions qu'ils sont parvenus à conquérir.

 

23 mai Les 2 bat. qui ont attaqué la veille le fort de Douaumont supportent 2 assauts All. sur leur nouvelle tranchée à 13 h et 17 h.

Il ne reste plus que des comp. réduites à une poignée d'hommes.

Ils sont relevés durant la nuit.

Du 24 au 27 mai Le reste du régiment est relevé peu à peu.

Il a perdu avec les 36e, 74e et 274e R.I., 130 officiers et 5507 hommes.

 

Témoignages de combattants

 

René Coty

 

 

 

 

 

 

 

Un président

 

Première classe

 

A droite à coté de son frère

 

 

 

 

 

 

 

 

Famille typiquement havraise comme le montre l’affectation militaire de la majorité des hommes de la famille

 

Reformé, parce que « trop maigre », René Coty est engagé volontaire pendant la guerre 1914-1918 qu’il terminera avec la distinction de 1e classe et

La croix de guerre. Dans ses carnets, son expérience de soldat et de surcroît non-gradé le marquera profondément jusqu’aux derniers jours de sa vie.

 

Extraits de lettres adressées a Madame Germaine Coty.

 

Novembre 1914 : … Dans l’après-midi en grande tenue avec pantalon rouge s.v.p. nous nous dirigeons dans une plaine en présence de la partie du régiment disponible, de la musique reconstituée et du drapeau, le général Mangin qui commande la division doit remettre la médaille militaire à un sergent… la musique nous donne un petit concert. Oui un concert à 6 km. De l’ennemi, à portée de son artillerie lourde. Quelques marches militaires qui vous ragaillardissent et puis, un peu en sourdine, la marseillaise assez émouvante à entendre de la sorte. Un sourd grondement de canon ponctue les derniers accents de l’hymne national.

 

            … J’ai fait la nuit dernière une heure de poste d’écoute et la nuit précédente une heure et demi. Je vais reprendre ce service pour une heure. Nous sommes protégés par des réseaux de fil de fer barbelé contre une surprise qui serait à craindre. La nuit est si noire qu’on ne voit pas à quatre pas.

 

Décembre 1914 : Ce matin je viens de travailler de 6 heures trente à 10 heures trente du métier de terrassier. Ca réchauffe et ça fait circuler le sang dans les veines. Entre deux coups de pioche, on lève parfois la tête pour voir exploser les obus qu’envoient en face nos 75 et nos 120. On suit du regard le Blériot qui nous survole…

 

            … Le coup dur cette nuit a été la mort du malheureux S. et d’une dizaine de ses camarades bêtement surpris par un obus alors qu’ils étaient déjà loin des tranchées, en plein repos.

            … On se sent utile à quelque chose. On goûte mieux la joie de vivre. On supporte plus gaillardement les petites misères de la vie de campagne. Le plus dur est le continuel froid aux pieds, mais ici on ne pense pas à être malade. Et comme on est heureux de tout, du jus plus ou moins chaud qu’on vous apporte à la nuit tombée et avant le petit jour, du bout de viande refroidie qu’on mange sur son pain, du vin et surtout du « cric » (cognac ou rhum) qu’on peut parfois se procurer, du petit coin où on trouve à s’abriter, des quelques heures de sommeil qu’on  peut s’offrir.

 

Décembre 1914 : J’ai entrepris de creuser l’entrée de mon repaire de façon à y établir un vestibule où je puisse pénétrer autrement qu’à quatre pattes. Il faut que je me hâte d’achever ce travail avant la nuit d’autant que nous allons à la chute du jour former une corvée qui ira chercher de la paille. J’aurai ainsi un logis à peu près confortable et pas trop froid à condition d’en fermer l’entrée avec une toile de tente… J’ai dormi hier dans une bonne tranchée couverte de terre et de branchages, bien close. Nous étions tassés les uns contre les autres, c’était épatant.

 

Juin 1915 : A Nouville les troupes de 1° ligne pouvaient communiquer avec l’arrière. Ici, impossible de jour, on est immédiatement mitraillé. De nuit, l’arrosage ne cesse pas . Le régiment que le nôtre a relevé a eu un de ses bataillons qui pendant quatre jours n’a pu être ravitaillé. T’imagines-tu la soif de ces pauvres bougres. Pas d’abris, pas de soupe, rien, rien…

 

Août 1915 : … J’ai l’intention de me retirer de la politique pour me consacrer plus longuement à ma profession et récupérer les pertes que le guerre nous a causées…

 

Décembre 1915 : … Et puis la guerre nous aura appris à nous passer au besoin de choses superflues. Ajoute à cela que pendant quelques mois les gens qui auront de l’argent n’en feront pas trop étalage et que ceux qui seront obligés de  resserrer un  peu les cordons de la bourse éprouveront moins de honte à le laisser voir.

 

Maurice Maréchal

 

Je chantais Victoire, Victoire. Ma jeune poitrine respirait à pleins poumons, je buvais l'air frais, je buvais les nouvelles : 44 canons pris ce matin, les Allemands repoussés de 15 kilomètres. J'avais vu des blessés ce matin à la ferme, j'avais donné à boire à tous. Il y avait peut-être une centaine d'Allemands et des Français. Et voilà que pour la première fois nous allons de l'avant. Et toute ma belle joie enfantine est envolée. Là un lieutenant du 74e, là un capitaine du 129e ; de tous les côtés par groupes de 3, 4, quelquefois isolés et encore dans la position du tireur couché, gisent les pantalons rouges. Ce sont les nôtres, ce sont nos frères, c'est notre sang. On en amène un : il n'est pas mort, mais une plainte, qui n'est plus qu'un râle, sort, vagissement ininterrompu. Pauvre petit, sans soutien, qui n'a pas de maman pour le consoler. Il a une plaie béante à la tête, il va mourir. J'ai vu sa médaille « Louis Barrière, 4e Bureau, 1913 », il a vingt ans. Plusieurs sont adossés à des arbres le long de la route, on s'occupe peu d'eux. Il n'y a rien à faire n'est-ce pas ! Le pansement individuel, et c'est tout. Ah ! Horribles gens qui avez voulu cette guerre il n'y a pas de supplice digne de vous ! Hier, derrière le mur d'une ferme, j'avais vu, sac au dos, un réserviste du 129e, fusillé le matin : il avait volé une poule.

 

Paroles de Poilus, lettres et carnets du front (1914-1918).

 

 

Jules DOURY (1866-1915)

 

Ancien élève de l'École des mines de Paris (promotion 1887). Ingénieur civil des mines.

 

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Bulletin de l'Association amicale des anciens élèves de l'École des mines de Paris, mars-avril 1916

 

Jules Doury naquit le 2 janvier 1866.

 

Après avoir fait ses études au collège Chaptal, il entra à l'École des Mines avec le n° 1, et en sortait en 1890 avec la Médaille d'Or de l'Association. Pendant sa troisième année, il avait été le représentant des élèves à notre groupement. Il fut un des premiers dont le zèle a contribué à renforcer le petit noyau d'alors.

 

Il débuta comme ingénieur stagiaire à Maries, puis resta pendant cinq ans aux houillères de Belmez (Chemins de fer andalous) de janvier 1892 à janvier 1897 comme ingénieur ordinaire, puis ingénieur divisionnaire.

 

De retour en France, il remplit les fonctions de Directeur dans différentes Sociétés d'Éclairage et de Force Électriques, d'abord à Caen, ensuite à Limoges, puis à l'usine de Levallois-Perret; enfin il fut pendant plusieurs années Directeur du service commercial de l'Ouest-Lumière.

 

Le 15 avril 1905, il entra à la Société de la Viscose, d'abord comme Directeur de l'usine d'Arques-la-Bataille qu'il organisait complètement pour y créer l'industrie alors nouvelle de la soie artificielle de Viscose. Peu à peu, ses hautes qualités lui donnaient une place prépondérante dans cette Société. Successivement, tout en conservant la direction d'Arqués, il réorganisait sur les mêmes données l'usine de Vals, puis celle de Venaria Reale.

 

En 1912, il fut nommé Directeur général des Sociétés Françaises Ardéchoise et Italienne de la Viscose, avec résidence à Paris. En dernier lieu, au moment de la mobilisation, il venait de mettre en route avec les procédés « Viscose » les anciennes usines de Chardonnet à Besançon.

 

Heureux époux, heureux père d'une nombreuse famille, Directeur écouté d'une société florissante, arrivé dans la vie à une situation stable et prospère, il ne prenait conseil que de sa conscience lui dictant ce qu'il regardait comme son devoir. Officier de réserve démissionnaire depuis plusieurs années, libéré par son âge de toute obligation militaire, avec la précision et la ponctualité qui ont toujours caractérisé Doury, il mettait en ordre les affaires de sa Société et les siennes, et il s'engageait au début de novembre 1914 pour la durée de la guerre.

 

La Société de la Viscose adressait à ses usines, il y a quelques mois, une sorte d'ordre du jour où elle dit : « Bien que Doury eût pu facilement se faire désigner pour un emploi d'ordre technique, ou à l'arrière, il a, scrupuleusement, et avec le même zèle que nous avions si souvent admiré dans l'exercice de ses fonctions industrielles, rempli son devoir d'officier de troupe, acceptant joyeusement les rigueurs et les risques de la vie de soldat. »

 

On le nommait Capitaine au 129e d'infanterie et il était envoyé au Havre comme capitaine adjudant major. Là encore, il trouvait l'utilisation de ses remarquables qualités d'organisateur, et les lettres de ses chefs rendent un hommage ému à sa précieuse collaboration. Le 7 juin 1915, il partait pour le front et était mis en première ligne en Artois; il se trouvait là presque à l'endroit de ses débuts dans la carrière d'ingénieur, et il nous précisait sa situation par des souvenirs de jeunesse.

 

Ses lettres me dépeignent sa rage impuissante devant les obus tuant ses hommes autour de lui sans riposte possible, et son ardent désir de l'action. Aussi, avec quelle ardeur s'élançait-il, le 25 septembre et entraînait sa compagnie à l'assaut d'une « position puissamment défendue, » (texte de sa citation à l'ordre du jour de l'Armée) à l'est de Neuville-Saint-Waast. Blessé au ventre au début même de l'attaque il était transporté bientôt à l'ambulance de Haut-Avesnes. La nature de la blessure ne laissait pas d'espoir. Pendant trois jours d'agonie, sa lucidité ne l'a pas abandonné. Toujours avec la même précision, il a donné jusqu'au bout toutes ses instructions, réglé l'emploi des sommes qu'il avait sur lui, n'oubliant pas ses chers soldats, et, sachant quelle triste consolation il y a pour ceux qui restent à retrouver le lieu de repos des disparus, il a donné des ordres et de l'argent pour l'entretien de sa tombe.

 

Jusqu'au bout, il a montré le même courage. Les hommes de sa compagnie ont tenu à se relayer auprès de lui jusqu'au dernier moment. « Vous écrirez à ma femme, à mes enfants, disait il à son infirmier, vous leur direz que je meurs sans crainte en pensant à eux. Je leur dis adieu, je garde leur pensée, je les aime. » Et, comme le prêtre-infirmier lui parlait de Dieu, l'exhortant au courage, il répondait : « Je suis prêt. » Après avoir reçu les derniers sacrements en vrai chrétien, il prit la main du prêtre en disant : « J'attends la mort sans crainte, je mourrai avec courage. »

 

Certes, il était prêt, et sans crainte, notre cher ami, prêt comme il l'avait toujours été dans la vie, sans crainte comme toujours devant le grisou, devant un accident auquel il avait échappé miraculeusement à Levallois-Perret, devant les difficultés industrielles, sans crainte devant le passage à la résurrection glorieuse.

 

Je cite encore l'ordre du jour de sa Société : « Sa mort nous atteint douloureusement et elle est une grande perte pour nos Sociétés. Elle sera tristement ressentie par ses collaborateurs et subordonnés de tout rang, qui appréciaient les hautes qualités de savoir, d'expérience et d'infatigable activité de Doury, la sûreté de ses relations, sa droiture et son esprit de justice jamais en défaut. »

 

Nous tous qui l'avons connu, nous savons combien cet éloge est mérité. Nous ajouterons que c'était un ami sûr et un camarade parfait. Les nombreux élèves de l'École qu'il a pris avec lui ou qu'il a placés en savent quelque chose.

 

Doury laisse une veuve, deux fils et deux filles. Que tous reçoivent l'expression de notre sympathie profonde.

 

F. Tixier.

 

L'AFFAIRE DES MUTINERIES

 

Chronologie des événements

(selon J. Legoy Historien havrais)

 

« La grande attaque française commence le 16 avril 1917. Très rapidement il est évident que la percée est impossible, les pertes en hommes sont énormes (40 000 morts, 90 000 blessés en quinze jours). Le 15 mai, l’offensive est définitivement arrêtée. Le lendemain Nivelle cède son commandement à Pétain. Une immense désillusion accable les combattants, l’impression que tous les sacrifices consentis depuis 1914 ont été vains gagne les hommes. À partir du 4 mai 1917, des vagues de mutineries se répandent dans l’armée française sous forme « d’indiscipline », de désobéissance collective.

Le 26 mai, les hommes du 329e R.I. appelés à monter en ligne dans le secteur de l’Aisne envoient des délégués prendre contact avec ceux d’autres unités pour se concerter dans le but d’organiser un refus collectif d’obtempérer. À la fin du mois de mai, la rébellion va atteindre l’autre régiment havrais, le 129e R.I.

L’événement est pris très au sérieux par l’état-major car cette unité, le régiment « coup de poing » du général Mangin, est une des plus réputée de l’armée. Après avoir participé à l’assaut du fort de Douaumont près de Verdun, le 129e avait été mis au repos à partir du mois de mars dans la région parisienne. Le 27 mai, il est embarqué pour la région de Soissons afin de participer à la bataille de l’Aisne.

            Le 129e arrive le 28 près du champ de bataille, à Coeuvre-et-Valsery entre Villers-Cotterêts et Soissons.

Le soir même, après la soupe, L’explosion se produit : 150 à 180 hommes s’assemblent en meeting et écoutent certains des leurs improvisés orateurs qui expriment leur ras le bol et parlent de paix. Il se forment ensuite en colonne sur la route, et aux officiers venus à leur rencontre, ils disent leur résolution, mais sans violence d’aucune sorte : ils en ont asse les assez, ils veulent la paix. Il fallait, disent-ils, discuter en décembre les propositions de paix allemandes, leurs femmes et leurs enfants crèvent de faim tandis que les embusqués à l’arrière prennent toutes les places et que les profiteurs s’enrichissent. Tout cela proclamé avec fermeté, mais sans vocifération. Les officiers sont respectés et les manifestants obéissent aux injonctions de se disperser.

            La consigne des officiers, approuvée par le général lui-même, est de fermer les yeux et de faire preuve de patience.

            Le matin du 29 mai, les manifestants de la veille se reforment en colonne , ils sont maintenant 400. Ils parcourent les cantonnements, débauchant les deux autres bataillons du régiment. Mais le calme ne les abandonne pas. Au commandant de l’infanterie divisionnaire, ils déclarent : « Nous monterons aux tranchées, nous ferons notre devoir, les boches ne passeront pas, ne craignez rien là-dessus. Seulement, nous ne ferons plus d’attaques qui entraînent des pertes inutiles ». Ils réitèrent cette résolution devant le général Lebrun, commandant du 3e corps accouru en toute hâte.

            La seconde nuit de la sédition se passe sans incidents. Au matin du 30, ordre du G.Q.G., des camions arrivent dans les cantonnements pour enlever les trois bataillons. Les hommes sont embarqués et sont dirigés, non vers le front, mais dans la région de Verdun. Pendant le trajet, des drapeaux rouges sont agités, dans la traversée des cantonnements, l’internationale retentit des camions et les soldats font le geste des bras en l’air pour entraîner leurs camarades qui, avec un certain étonnement, regardent passer ce singulier convoi.

            À leur arrivée, les hommes du 129e sont isolés. Le haut-commandement fait procéder à des arrestations et à des jugements rendus par une cour martiale composée de militaires et appliquant une procédure simplifiée, parfois expéditive. Un caporal et trois soldats sont condamnés à mort pour « Abandon de poste et refus d’obéissance devant l’ennemi », quatre condamnés à mort « pour l’exemple », sur plusieurs centaines de mutins. Les pelotons d’exécution sont fournis par le régiment lui-même et l’exécution a lieu le 28 juin 1917. Le 29, le 129e se voit retirer son drapeau. Le bataillon le plus coupable de rébellion est dissout.

            Dès le mois de juillet, les deux bataillons restant se comporteront très honorablement devant Verdun et le 129e retrouvera son drapeau. »

 

Version officielle de l’armée

Extrait de G. Pédroncini Les mutineries de 1917 PUF

 

« Le 28 mai, vers 19h30, se forme à L’Échelle un rassemblement séditieux de soldats du 129e RI (Bataillon Auberge), dans un but de protestation contre la guerre, c’est-à-dire qu’ils refusaient de remonter aux tranchées. Le commandant Auberge réagit en envoyant quelques officiers pour ramener le calme. Les hommes ont accepté de renter en ordre dans leurs cantonnements…

.. Le commandant s’inquiète et s’enquiert des raisons qui ont poussé ses soldats à une telle rébellion. Les réponses qu’il obtient sont précises : leur mouvement n’a pas été dirigé contre les chefs mais contre la guerre dont on n’entrevoyait pas la fin, et contre les pouvoirs publics qui se désintéressaient d’eux et de leurs familles… Ils ne voulaient plus participer à des offensives qui occasionnaient des pertes très lourdes sans aucun résultat..»

 

Suite à cet incident, le général Roig déclare

« C’est un mouvement uniquement politique…

 il faut donc que la persuasion s’allie à la fermeté »

 

« Le soulèvement paraît donc incompréhensible sur le plan militaire au commandement : une division d’infanterie très reposée, dont un des régiments, le 36e RI, n’a plus été dans les tranchées depuis 6 mois. Ainsi, l’explication qu’il en propose est tout naturellement l’existence d’influences extérieures et nouvelles…. Dès le 31 mai, le capitaine Saint-Martin, dans un compte-rendu de mission de surveillance (à propos du 129e RI) estime qu’il existe une organisation générale du régiment poussant les soldats à la rébellion, et rapporte l’opinion des officiers qui croient à l’existence d’agent de la CGT. Les tracts lancés par le 129e RI n’ont-ils pas affirmé que la 5e Division d’Infanterie est en grève ? »

 

Version reçue à l’Élysée

(Extraite d’Au service de la France R. Poincaré)

 

29 mai. – Le colonel Herbillon m’apprend qu’il y a des symptômes d’indiscipline dans l’armée. Le moral se gâte. (…) Herbillon me répète que les symptômes d’indiscipline se multiplient dans l’armée. A Dormans, ces jours-ci, des soldats ont crié : « Vive la révolution ! A bas la guerre ! «  Une compagnie a refusé de sortir des tranchées.

 

30 mai. – Le général Franchet d’Esperey a signalé au général en chef qu’à la dernière heure, à la suite de conciliabules entre soldats, deux régiments, le 36e et le 129e d’infanterie, avaient décidé de « marcher sur Paris ». Des mesures ont été prises pour les disperser.

Il se confirme qu’a Dormans, des hommes ont crié : « A bas la guerre, et vive la révolution russe ! »

 

31 mai. – En comité de guerre, Pétain donne lecture de deux rapports sur les mutineries des 36e et 129e régiments d’infanterie. Les soldats n’ont pas manqué de respect à leurs chefs, mais ils ont décidé entre eux de s’emparer des trains, de se diriger sur Paris et d’envoyer une délégation à la chambre pour demander la paix immédiate.

 

Selon Guy Pedroncini, l’armée, dans son analyse des mutineries, avait d’abord avancé que les fauteurs de troubles venaient essentiellement du monde agricole. Dans une seconde analyse, elle privilégia le fait que les mutins « politiques » étaient issus des grands centres industriels.

 

Aucun des mutins n’étaient ouvrier d’industrie.

 

Ni traîtres, ni lâches, ni manipulés, ni défaitistes

Un simple refus de sacrifier leur sang dans des manœuvres

dont l’inutilité était d’autant plus douloureusement ressentie dans une unité de cette valeur.

 

F.Vaudour

 

D’UNE GUERRE A L’AUTRE

OU L’HISTOIRE DU COMMANDANT CAMUS

 

            Jeune conscrit de la classe 17, Pierre-André Camus est mobilisé au 129e le 10 janvier 1916 après avoir passé en juillet 1915 le brevet d’aptitude militaire.

Après 4 mois de classe, il est dirigé vers l’école de St-Maixent afin de devenir Sergent. Nommé à ce grade le 15 octobre 1916, il rejoint le 24e RI ou il passera le reste de la guerre et y deviendra S/Lieutenant à titre temporaire.

 

Nous retrouverons André Camus au 129e ri durant l’entre-deux-guerres et en 1940 ou commandant il dirigera le 1e Bataillon lors de la campagne de France.

 

 

 

 

Col M.Lecoquière

 

 

Convocation d’André Camus au brevet d’aptitude militaire.

 

 

 

 

Col M.Lecoquière

 

 

Brevet d’aptitude militaire de Pierre-André Camus

 

 

 

 

Col M.Lecoquière

 

 

Pierre-André Camus S/Lieutenant au 24e ri .

 

 

La suite de l’histoire du Commandant Camus

 

 

 

 

 

OUVRAGES SUR LE 129e

 

IN MEMORIAM de Robert Le Chevalier

 

Petit ouvrage en l’honneur du frère de l’auteur André Le Chevalier sous-lieutenant au 170e RI mort le 30 octobre 1918.

Originaire du Havre, il débuta la guerre comme sergent au 129e ou il resta jusqu’en octobre 1916.

 

Ouvrage probablement édité à compte d’auteur.

Aucune mention d’éditeur n’y est imprimé.

 

 

 

LA RUÉE  Journal d’un poilu

 

Robert Desaubliaux

 

Bloud, 1920

 

Après un début de campagne dans la cavalerie, l'auteur passe dans l'infanterie comme sous-lieutenant le 13 juillet 1915, jusqu'à sa blessure à Fleury-sous-Douaumont le 19 mai 1916. Son journal, sans grosses retouches, se distingue "par [son] honnête tenue, par [sa] sincérité la plus audacieuse, dans les faits comme dans les sentiments." (Témoins, p.126-129)

 

De sa mobilisation en 1914 à mai 1916 où il fut gravement blessé, Robert Desaubliaux tient un journal. Il y relate d'abord la vie au jour le jour de son régiment de cuirassiers, faite de stratégies souvent avortées, d'attente surtout. Puis comment, mécontent de l'inaction de la cavalerie, il répond à l'appel de Joffre et passe dans l'infanterie en 1915. L'univers qu'il nous fait alors découvrir se révèle bien plus rude que ce qu'il avait connu en tant que cavalier. Son journal prend fin le 19 mai 1916, lorsqu'il est gravement blessé par un obus à Fleury-devant-Douaumont, "ce village dont il ne reste que trois pierres".

Ce texte est autant un témoignage des deux premières années du conflit, qu'un récit savoureux où l'horreur le dispute souvent au cocasse.

Robert Desaubliaux a été décoré de la Légion d’honneur

 

 

Un soldat de France, de Jean de Langenhager

Plon & Berger-Levrault, 1919

L'auteur participa au début de la campagne du 129e RI, jusqu'à ce qu'il soit évacué pour blessure le 6 septembre 1914. De retour sur le front après une longue période comme médecin, il fut tué le 16 avril 1917. Pour Cru, sa correspondance ici publiée montre qu'il n'avait pas suffisamment goûté à la guerre pour exprimer une opinion réellement motivée. (Témoins, p.526-528)

 

 

 

 

Les violettes des tranchées,

 

d'Etienne Tanty

 

Italiques, 2002

Mobilisé en août 1914, l'auteur demeura sur le front jusqu'au 3 octobre 1915, date à laquelle il fut évacué pour blessure à la mâchoire. Cet ouvrage est composé des lettres qu'il adressa à sa famille, qui résidait à Versailles. On y trouve une réflexion très poussée sur les sentiments que lui inspire la guerre et la nature humaine.

  

Etienne Tanty était le fils d'un professeur d'espagnol qui était également bibliothécaire au lycée Hoche, à Versailles. En 1914, Etienne, philosophe de formation, avait vingt-quatre ans. Il était déjà sous les drapeaux lorsque son service militaire déboucha sur la guerre. Il fut blessé le 25 septembre 1915 à Neuville-Saint-Vaast. Soigné pendant près de six mois, il fut renvoyé au front et fait prisonnier à Tahure le 21 mars 1918. Il fut libéré de son camp de prisonniers et rapatrié le 15 décembre 1918, puis démobilisé le 8 août 1919. Il devint ensuite professeur de lettres et de latin.

 

 

PHOTOS ET DOCUMENTS

 

 

 

 

 

Col L.Droulin

 

 

 

Un groupe de soldats du 129e ri au bivouac.

 

 

 

 

 

 

Coll. F. Vaudour

 

 

 

Un infirmier inconnu du 129e.

 

 

 

 

 

 

Coll. F. Vaudour

 

 

 

La photo et le texte de la croix de guerre du sergent Giry .

 

 

 

 

 

 

Coll. D.Léost

 

 

 

Photo du groupe franc du régiment (ancêtres des commandos)  dans lequel se trouve Louis Emile Léost Sergent de la 8e cie mort le 15 mai 1918 des suites de ses blessures contractées en service commandé.  Ce groupe était chargé de recueillir des renseignements dans les lignes allemandes ce qui expliquerait le terme « service commandé » se rapprochant des opérations spéciales des armées actuelles.

 

 

 

 

 

 

Coll. D.Léost

 

 

 

Photo de la section de Louis Emile Léost.

 

 

 

 

 

 

 

Coll. C.Seillier

 

 

 

Un groupe de soldats du 129e ri probalement vers 1915 selon les uniformes.

Le soldat assis le plus à droite est Léon Seillier.

 

 

 

 

 

 

 

Coll. C.Seillier

 

 

 

 

Sur cette photo du journal Detective du 18 janvier 1954, le soldat Seilliers pose avec toute sa section commandée par René Coty futur président de la république.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un prisonnier inconnu du 129e ri au camp de Giessen, Au premier rang, le 3e assis à partir de la gauche. (Merci à Yann Le Floc’h)

 

Le camp de Giessen

 

Camp d'immatriculation et de transit (durchganglager) muni d'un lazarett (hôpital militaire) situé dans la Hesse, au nord de Francfort-sur-le-Main, sur la Lahn. Le camp est situé à 4 Km de la ville de Giessen. Les prisonniers sont Français, Anglais, Italiens (après la défaite de Caporetto, les camps Autrichiens étant complets, ceux-ci envoyèrent leurs prisonniers en Prusse) et Américains (environ 40 en 1918). Il semble que ce camp ait été un centre actif de propagande (de même que celui de Göttingen ?). Le commandant de ce camp est -le capitaine Hauptmann fröhlich, lageroffizier, particulièrement détesté par les prisonniers (?) ou n'est-il qu'un exécutant (?). Vers la mi-novembre 1918, il reste environ 4.500 prisonniers dans le camp (soldats du 62ème bataillon de chasseurs à pied et 80ème RI).

(Extrait du site http://prisonniers-de-guerre-1914-1918.chez-alice.fr/)

 

 

 

 

Citation et Document d’obtention de la carte d’ancien combattant du caporal Raoul Tois né le 15/09/1881 à Rouen. Ce soldat a été affecté au 129e ri (7e Cie puis 8e Cie) du 2 août 1914 au 15 juin 1917 date à laquelle il passa au 5e ri.

 

 

 

 

 

 

Coll. R.Tois

 

 

 

 

 

 

Coll. R.Tois

 

 

 

 

 

 

Coll. R.Tois

 

 

 

 

Officiers de réserve au Havre au tout début de la guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Officiers de réserve au Havre au tout début de la guerre.

 

 

 

 

 

 

 

Coll. F.Vaudour

 

 

 

 

Soldats au dépôt du régiment en août 1914

 

 

 

 

 

 

Coll. P.Goubert

 

 

 

 

Groupe de soldats à la soupe, le soldat allongé avec la croix bleu est le tambour Augustin Maurice Goubert mort le 23 juillet 1918, il était alors affecté au 74e RI de Rouen.

 

 

 

 

 

 

Coll. N. Leray

 

 

 

 

Carte de vœux envoyée du front par un certain Louis Louroyer

 

 

 

 

 

 

Coll. F.Deluret

 

 

 

Mme Denis de Paris  " je vous envoie ma photo prise a même la tranchée près du gourbisou ou je couche.... c'est un camarade qui m'a prit avec mon petit camarade BOUCHER, un parisien de la classe 1914, la terreur des Boches, c'est un bon petit tireur....Près de nous, c'est un 77 boche non éclaté..."

 

 

 

 

 

 

Coll. S.Agosto

 

 

 

 

Un poilu inconnu du 129e vers 1915

 

 

 

 

 

 

 

Retour du 129e au Havre en 1919

 

 

 

 

 

 

Coll. V.Lecalvez

 

 

 

 

Groupe d’infirmier au Havre dans un hôpital du Havre

En partant de la droite, le 1e et le 4e assis sont du 129e et le 2e debout est du 24e RIT

 

 

 

 

 

 

Coll. N.Le Ray

 

 

 

Un glorieux soldat et son fils à la fin de guerre

 

 

 

 

 

 

Col L.Droulin

 

 

 

Dans ce groupe en bourgeron de travail se trouve Joseph Droulin, mobilisé au 129e , il passera au 329 en nov.1915 et y restera jusqu’en 1918. Il survivera à la guerre.

 

 

 

 

 

 

Coll F.Vaudour

 

 

 

Soldats du 129e à Sanvic

 

 

 

 

ARTICLE DE LA REVUE « BATAILLE »