LE 24e DANS LA GRANDE GUERRE

 

 

HISTORIQUES

 

"NOUS ETIONS DES HOMMES !"

 

UN CONSCRIT DE SAINT-ADRESSE  : RODOLPHE VAUDOUR

 

PHOTOS

 

 

 

HISTORIQUES

 

Historique RESUME dE LA CAMPAGNE D'ALLEMAGNE

 

1914

Front de terre au Havre

1915

 

1916

bataille de la Verdun

1917

 

1918

 

 

 

Historique complet numérisé (Merci à Thomas Pieplu)

 

 

"NOUS ETIONS DES HOMMES !"

 

Les vivants, les morts, les gradés, les non-gradés, les cités, les blessés….

 

UN CONSCRIT DE SAINT-ADRESSE  : RODOLPHE VAUDOUR

 

 

 

 

A 36 ans, Rodolphe Vaudour commence la guerre au 24e RIT affecté à la défense du Havre en cas d’avancée des allemands.

Après la bataille de la Marne, le front se stabilisant  éloigne le danger du Havre ce qui incite L’état-major à transférer le 3 octobre 1914 les classes les plus jeunes (1898 et 1899) aux 129e et 329e fort éprouvés dans les premiers mois de la guerre.

Rodolphe Vaudour se retrouve alors affecté au 329e

 

Extrait de l’historique au 3 octobre 1914:

« Tous les hommes de troupe du Régiments appartenant à la classe de mobilisation de 1899, à l’exception de ceux comptant à la C.H.-R. et aux petits états-majors de bataillon, des sergents-majors, des sergents-fourriers et des caporaux et soldats infirmiers, soit 2 adjudants, 27 sergents, 33 caporaux, 7 tambours, 6 clairons et 625 soldats passent au D.C. en vue de leur envoi en renfort aux unités actives du front »

 

LA CATASTROPHE DU TUNNEL DE TAVANNE (4 septembre 1916)

 

Les faits selon J.Legoy

 

« Au début de septembre, le régiment est chargé de creuser des tranchées aux abords des forts de Souville et de Tavannes, près de Verdun. Entre ces deux forts passe la ligne de chemin de fer qui va de Verdun à Metz et franchit la colline par un tunnel de 1 800 mètres de longueur appelé tunnel de Tavannes. Ce tunnel sert alors d'abri pour les hommes, les munitions, le matériel ainsi que pour une poste de secours. Les hommes du 2e bataillon du 24e R.I.T. s'y abritent entre deux corvées de tranchées. L'entrée ouest du tunnel, côté Verdun, est souvent encombrée par des bourriquots qui portent le ravitaillement. Le 4 septembre 1916, vers 9 heures du soir, ces bourricots sont particulièrement nombreux à apporter des caissons de munitions. Selon plusieurs témoignages, les bourricots auraient été effrayés par un bombardement effectué près de l'entrée. Les animaux affolés auraient alors couru vers l'intérieur du tunnel. A environ 200 mètres de l'entrée, l'un d'eux aurait rué dans un lot de grenades dont l'explosion aurait alors produit un incendie. Le feu, alimenté par de nombreuses constructions de bois et des réserves d'essence, attisé par le courant d'air, a progressé rapidement. Le tunnel est bientôt devenu une véritable fournaise dont le feu ne s'est éteint qu'au bout de trois jours. Presque toute la garnison du tunnel a été asphyxiée, le feu consumant ensuite un certain nombre de cadavres. L'ennemi, ayant vite compris qu'une explosion venait d'avoir lieu, a alors concentré ses tirs d'artillerie sur les entrées, interdisant ainsi tout secours. La catastrophe de Tavannes a fait un millier de morts, aucun des 193 Havrais qui composait le 2e bataillon du 24e R.IT. N’a survécu. »

 

Autre version extraite de TAVANNES Lieu historique sur la route du fort de Vaux.

 

« 4 septembre 1916. – La foudre éclate sans interruption, depuis hier, sur les hauteurs de Tavannes. Les roulements de canon acquièrent des sonorités étranges, comme si elles venaient d’au delà de la terre. Mais la pluie survient. Elle noie la bataille. Le silence se fait. C’est le moment même où une épouvantable catastrophe se produit dans le tunnel de Tavannes. Un dépôt de grenades, placé à l’une des issues, prend feu. Les flammes se communiquent à des bidons d’essence qui servent à actionner la machine électrogène. En quelques minutes, tout flambe et tout saute. La commotion, l’incendie, la fumée projettent la panique et la mort dans les baraquements de bois qui s’embrasent et d’où la fuite est impossible. Des centaines de soldats tombent, asphyxiés. Ceux qui parviennent à gagner l’autre extrémité face aux Boches, hésitent à sortir sous le bombardement qui fait rage et cause de nouvelles victimes. Autour du monstrueux bûcher souterrain qui continuera plusieurs jours à consumer ses cadavres, la nuit redevient sereine. Tant de beauté au firmament, tant de douleurs sur terre !

 

 

 

 

 

Le tunnel après la catastrophe

 

 

 

PHOTOS

 

                                                                              Coll. JP.Baly

Escouade du 24e cantonnée à la campagne posant après avoir été au ravitaillement

(Noté le lapin et la bouteille de vin dans le panier en osier).

 

La chanson du 24e RIT

« Les gars du 24e territorial »

 

                                                                              Coll. E.Leloup

Henri Leloup né en 1873 soldat du 24e RIT

L’uniforme laisse à penser que ce cliché date du début de la guerre

 

                                                                               Coll. E.Leloup

Henri Leloup vêtu de bleu horizon en Champagne en septembre 1915.

 

Coll. E.Leloup

 

Les compagnons d’Henri Leloup fêtant le 14 juillet 1916 à Monthairons.

Selon l’historique du régiment, ils ont touché pour la fête nationale des suppléments extraordinaires et gratuits à la ration journalière : 100 g de jambon, 125 g de conserves de légumes verts, 2 ou 3 biscuits secs, 1 demi-litre de vin, 1 bouteille de champagne pour 4 hommes et 1 cigare de dix centimes

 

 

               Coll. E.Leloup

Un compagnon d’Henri Leloup contemplant pensivement les ruines de la guerre

accompagné du chien à la tache noire présent au repas du 14 juillet.

Dans une lettre du 29/3/1916, il parle des chiens à sa femme :

 « Les chats s’enfuient - les chiens viennent flairer, cherchant l’odeur du maître qui les a oubliés ».

Une autre lettre du 6/2/17 confirme leur adoption par le groupe :

« Lavenu couche à la popote avec le chien du Lieutenant Verdun,

car le sien Crapouillot a été écrasé par une auto comme nous venions ici. »

 

 

                                                             Coll. E.Leloup

Soldat du 24e devant la tombe d’un soldat du 74e ri de Rouen :

Raoul Beaudet caporal mort pour la France le 28 septembre 1916.

 

 

Coll. F.Vaudour

Un groupe du 24e  probablement en 1915

En arrière plan une carriole réquisitionnée provenant de Montivilliers

 

Coll. J.C.Risch

 

Ravitaillement auprés d’une boucherie

de soldats du 24e et de 3 soldats belges

Cette photo se situe probablement dans la région havraise

 

                          Coll. M.Lecoquière

Un moment de détente avant de partir au front.

 

 

 

Un bataillon du 24e rit prêt à partir.

Somme. – La C.H.R. et C. M. de Villers-Bretonneux

À Bray-sur-Somme (3 juillet 1915)

Somme. – Section de la compagnie de mitrailleuse en D.C.A. au Calvaire,

à l’ouest de Bray-sur-Somme, au carrefour des routes sur Etinhem et Corbie  (5 juillet 1915)

Offensive de Champagne. – Messe au camp 170

 (Septembre 1915)

Offensive de Champagne. – Travaux de tranchée près

de Maison forestière(Septembre 1915)

Offensive de Champagne. – Groupe de la C.M. à l’emplacement

d’une pièce. (29 Septembre 1915)

 

Offensive de Champagne. – Poste de Secours à Perthes-les-Hurlus

(29 Septembre 1915)

 

Verdun – Section de mitrailleuses vers le sommet du ravin

De la fosse-à Grève (cuisines) (Avril 1916)

 

 

Verdun – Arrivée d’un détachement de renfort (Avril 1916)

 

 

Verdun. – Entrée du fort du Rozellier (Mars 1916)

 

 

Région Nord de Soissons. – Honneurs rendus au Drapeau en arrivant à Fontenay (22 Août 1917)

 

 

Les Flandres – Le Kemmel. – P.C. et P.S. du 2e bataillon au carrefour

Des routes Rininghelst, Abeele et Westoutre-Poperinghe (25 Avril 1918).

 

 

Les Flandres – Le Kemmel. Entre Rininghelst et Westoutre-Poperinghe

(6 mai 1918)